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Un pays mordu de riz

Ça n’aura échappé à personne, le riz est définitivement un ingrédient au centre de la cuisine japonaise et des cuisines asiatiques de manière générale. Alors simple habitude ou réel rituel ? La combinaison de plusieurs facteurs historiques, géographiques et culturels vient expliquer cette omniprésence du riz.

Destins géographiques et habitude culturelle

Comme la riziculture nécessite beaucoup d’eau, les moussons asiatiques sont idéales pour la récolte rizière, ce qui explique sa surreprésentation en Asie. C’est donc dès le Vème siècle avant JC et avec le développement de l’irrigation que la culture du riz est devenue centrale au Japon, tant au niveau de la production que de l’alimentation.

Contrairement à ce que l’on peut penser en occident, le riz est, pour les japonais, l’aliment central du repas et non un accompagnement. Finalement le poisson ne fait qu’embellir le gout du riz qui est un mets à part entière. D’ailleurs, en japonais, « prendre le petit déjeuner (ou le diner) » se dit « go-han o taberu », soit littéralement, “manger du riz ».

Le riz est une fête

Le riz jouit donc d’un statut incontournable et était même autrefois une céréale fine synonyme de luxe.
Alors que les pauvres étaient habitués à couper leur précieux riz blanc avec des céréales de qualités inférieures au quotidien, ils faisaient tout pour le garder pur lors des grandes occasions comme le nouvel an ou des festivals. Ils respectaient donc beaucoup cette graine pensant qu’elle était dotée d’une âme.
De manière générale, les festivités mettent le riz à l’honneur, que ce soit en bol, ou bien sous forme de bouillon de mochi et bien sûr en saké, boisson alcoolisée à base de riz qui accompagne chaque festivité.

Aujourd’hui encore, les boules de riz blanc dites mochi, obtenues en pilonnant le riz glutineux, sont consommées dans les grandes occasions notamment le Nouvel an. Leur texture a d’ailleurs déjà entrainé des accidents domestiques et même des morts par étouffement, notamment chez les personnes âgées.

Gare à vous si vous voulez suivre à la lettre les traditions japonaises lors du nouvel an, il faut prendre le temps de bien mâcher !

L'art qui riz

Le riz n’est pas simplement une affaire de gastronomie, sa culture est également venue apporter sa contribution aux arts visuels nippons. C’est ainsi qu’une pratique japonaise - nommée l’art tando - consiste à dessiner dans les champs de riz des formes visibles du ciel. C’est même devenu une attraction touristique.

En pratique, dans les derniers jours de mai, les habitants se retrouvent dans les champs pour planter des pousses de riz d’espèces différentes et dont les couleurs divergent. Grâce à ces mélanges de couleurs disposées de façon bien précise, un dessin se forme petit à petit avec la pousse.

Etonnant tout ce qui peut se cacher derrière un simple grain riz, n’est-ce pas ? La prochaine fois que vous dégusterez ce mets spécial chez Sushi Soba, vous saurez toute l’histoire d’un simple bol !

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